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Parents adolescents et finances de la formation professionnelle

mercredi 27 juin 2007, par Karine (Date de rédaction antérieure : 6 mai 2010).

Comment étudier et vivre à la fois quand on est jeune parent et qu’on doit se prendre en charge seul ?

C’est le casse-tête principal des parents adolescents et jeunes. En effet, quand on devient papa ou maman avant 25 ans, on n’a pas toujours terminé sa formation de base. Or, quand on doit quitter le domicile parental, prendre un appartement et vivre pour soi, comment faire pour terminer une formation ?

Il y a de nombreux cas de figures. Quelques infos.

Le plus simple réside souvent dans la solidarité, quand la famille accepte de nous donner un coup de pouce pour y parvenir. Dans ce cas-là, on est encore nourri-logé par les parents et cela nous permet de terminer ou de bien avancer sa formation.

Quand cela n’est pas possible, nos parents sont dans l’obligation légale de nous financer nos études, pour autant qu’on n’ait pas terminé notre première formation (délai raisonnable : avant 30 ans). Attention, beaucoup de personnes croient qu’ils peuvent arrêter de soutenir leurs enfants après l’âge de 25 ans, c’est faux.

Il suffit de lire l’article 302 al. 1 et 2 du Code Civil Suisse :
"1 Les père et mère sont tenus d’élever l’enfant selon leurs facultés et
leurs moyens et ils ont le devoir de favoriser et de protéger son développement
corporel, intellectuel et moral.

2 Ils doivent donner à l’enfant, en particulier à celui qui est atteint de
déficiences physiques ou mentales, une formation générale et professionnelle
appropriée, correspondant autant que possible à ses goûts et à
ses aptitudes."

Dès lors, si on ne vit pas chez eux, ils doivent (s’ils le peuvent) nous payer une pension, qui se situe autour des 500.- CHF par mois, parfois plus, parfois moins, en fonction de leur revenu. Le mieux, c’est de pouvoir en discuter avec eux, et de se mettre d’accord. En effet, il est toujours possible d’ouvrir une procédure judiciaire, mais il faut savoir que cela crée des conflits énormes et que c’est souvent synonyme de rupture définitive.

Depuis le 1er janvier 2009, tous les cantons donnent les allocations familiales aux personnes à revenus modestes, et la plupart des étudiants y ont droit. En revanche, tous les apprentis ont droit aux allocations pour leurs enfants, car ils sont salariés.

Ca ne suffit pas pour vivre, mais c’est un soutien déjà important.

Ensuite, si nos parents n’ont eux-mêmes pas de moyens, il est important de faire des demandes de bourse d’études. Pour cela, il faut remplir les formulaires en début d’année scolaire. Les procédures et le montant des bourses d’études varient d’un canton à l’autre.

Il est important de ne pas vivre au-dessus de ses moyens, de diminuer le plus possible les dépenses. Il faut demander les subsides de caisse maladie. Les démarches se font auprès de la commune, ou alors, elle pourra vous aiguiller.

A propos de commune, n’hésitez pas à parler avec les employés communaux. Certains, très sympathiques, nous aident à trouver des solutions ou à remplir certains papiers.

Soyez responsables : ne passez pas des heures au téléphone surtout depuis un natel ou à destination d’un natel, ne souscrivez aucun abonnement vous obligeant à dépenser régulièrement, genre abonnement de livres, de journaux, de CD, etc. Evitez à tout pris les achats non nécessaires à votre survie et en particulier à vos études.

Dans la mesure du possible, renoncez à l’achat d’une voiture, ou achetez-la petite et peu puissante (les assurances sont moins chères et les risques d’accident moins élevés).

Choisissez un appartement très bon marché. On nous dit régulièrement que cela peut aller jusqu’à 30% des revenus, c’est souvent encore trop cher ! Acceptez de vivre avec une pièce de moins que votre idéal, par exemple, et encouragez-vous en vous disant que ce n’est que le temps d’étudier ou de terminer votre formation.

Il existe des fondations qui viennent en aide à des personnes souhaitant acquérir une formation de base. Il faut par contre souvent remplir certains critères stricts. L’aide d’une assistante sociale est alors utile. Nous vous aiguillerons : contact@jeunesparents.ch ou 0842 110 110.

Si vous êtes en couple, l’un de vous deux travaille pendant que l’autre se forme, et ensuite vice-versa. Mettez la priorité sur celui ou celle de vous deux qui termine la formation en premier ou qui gagnera le plus d’argent.

Dans les familles monoparentales, cette solution est impossible. Pour celles qui ont 18 ans et plus, vous êtes probablement au service social. Dans ce cas-là, demandez clairement à votre assistante sociale dans quelles conditions le service social vous soutiendra en cas de formation, qu’est-ce qu’il existe comme soutien, quelles sont les solutions qu’ils proposent. Demandez les conditions par écrit. Ensuite, montrez-vous très motivée, ne lâchez pas aux premières difficultés. En général, les services sociaux cherchent même à jauger votre motivation en vous mettant à l’épreuve.

Ne perdez jamais de vue que vous trouverez plus de soutien avant 25 ans qu’après !!!

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