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Témoignage d’Amandine, 20 ans, maman de Gwendal 15 mois

mercredi 18 avril 2007, par Amandine

Depuis un fameux soir de décembre 2005, Je suis devenue une mère pour l’enfant que je venais de mettre au monde. Dès que je l’ai serré dans mes bras je n’ais cessé de répéter que il était mon bébé, et depuis un amour incommensurable pour lui se consume dans mon coeur.

Je m’appelle Amandine, j’ai 20 ans, et je suis devenue la maman de mon petit prince d’amour Gwendal le 29 décembre 2005.

J’ai dit, à l’annonce de ma grossesse à mon entourage que c’était un oubli de pilule, mais en fait, ce n’est pas vraiment cela. Je vais donc expliquer que cet enfant est un enfant désiré mais venu un peu en retard...

Je m’explique : En juin 2004, j’ai fait une fausse couche, je n’en ai jamais eu la confirmation d’un medecin, mais au fond de moi je le savais car "mes règles" n’étaient pas comme d’habitude, des affreuses douleurs au ventre, à me plier par terre et pleurer, ainsi que des espèces de filaments de sang... Je passerai les détails...

"Traumatisée" par cet épisode, j’étais sûre que je n’arriverais jamais à porter d’enfant, alors comme pour me le prouver et peut-être remplacer cet être perdu, j’ai demandé à mon compagnon de l’époque s’il voulait un bébé, il m’a répondu que oui, alors nous avons entrepris des essais bébés.

Au mois de novembre 2004, nous commençons à avoir des soucis d’ordre financier. Nous décidons donc de stopper les essais bébés se rendant compte que nous faisions une bêtise, que ce n’est pas le moment... de plus notre couple commence à battre de l’aile.
Par soucis financiers, je renonce à m’acheter ma pilule, ces sous qui me servaient à acheter ma contraception serait de meilleur usage pour remplir mon estomac avec de quoi manger.

Vers la fin mars-début avril, Gaël et moi décidons de faire un Break, parce que notre couple ne va pas du tout, nous ne nous entendons plus, nous somme à la limite de nous séparer et préférons prendre un peu de recul.

Moi je commence à avoir la poitrine qui gonfle, je suis heureuse de voir ma poitrine devenir un peu plus imposante, parce que j’ai une mini poitrine. Je crois que c’est ma croissance, donc je ne fais pas plus attention que ça ! En plus je n’ai pas noté la date de mes dernières règles, donc je pense qu’elles ne tarderont pas, mais j’en parle à un ami, qui m’oblige à aller achter un test de grossesse.

Le lendemain je fais le test, j’en avais parlé avec mon copain, il est venu dormir à la maison.
J’attends 5 minutes, et celles-ci seront les plus longues de ma vie, du moins j’en avais l’impression.
Le test marque finalement deux barres. Je n’y crois pas, Je relis la notice, mais effectivement le résultat est positif.
Des questions s’enchaînent dans ma tête : "Comment je vais m’en sortir financièrement, pourquoi un positif maintenant etc..."
Puis je me dis que c’est hors de question que j’avorte, je ne peux pas faire partir cet être, qui n’a rien demandé et qui est là en moi, c’est mon bébé et même si c’est une "surprise" je l’aime déjà !

Le futur papa lui ne dit rien quant à l’annonce du test positif.
La famille le prend assez mal, surtout la sienne, moi ma famille à moi en a un peu rien à faire, comme mon père l’a dit c’est pas leur histoire ni leurs problèmes mais le nôtre, à nous d’assumer.

Mais Gaël, peu sûr de lui me demande quelques temps plus tard d’avorter. En me sortant des phrases du genre : "Si t’avortes pas, tu feras souffrir cet enfant, tu t’en prendras que à toi même s’il est malheureux, et si comme tu le dis, tu l’aimes déjà il faut penser à son bien-être et le meilleur pour lui c’est de ne pas naître et de ne pas voir le monde dans lequel nous vivons"

...

Mais je n’ai pas cédé, comment quelqu’un peut affirmer cela au nom de l’enfant qui ne connait encore rien de la vie ?

J’ai une grossesse très malheureuse, mon copain qui prend pas soin de moi, qui ne veut pas voir que je suis enceinte et que je porte son enfant, mes amis qui me disent tous un peu n’importe quoi et qui me poussent à l’avortement aussi, les familles qui sont très peu présentes, même si ma belle-famille nous aide quand même un peu de temps à autre question nourriture. Le travail qui me fait du "Mobbing" et qui accepte aussi mal ma grossesse... Ma gyneco, chaque fois que je la vois, je pleure et lui raconte mes malheurs, décide de me mettre en arrêt toute ma grossesse, même si je n’avais pas de problème physionomique apparent.

Gaël et moi, plus la grossesse avance, moins nous nous comprenons, mais je veux une famille, donc je me force à prendre sur moi pour que notre couple puisse marcher.
Mes efforts ne seront pas vains, au huitième mois, il commence à comprendre qu’il va être papa d’un enfant. Il est un peu plus présent.

La gynécologue de l’hôpital va me provoquer, car le terme (25 décembre 2005) est dépassé et elle voit, comprend que j’en ai marre que je veux qu’il sorte. Elle me fixe la provocation pour le lendemain !

J’ai du mal à dormir le soir, enfin d’ici quelques heures je serai maman, je verrai le minois de mon enfant, je le serrerai dans mes bras ! ah que j’ai hâte !!

J’arrive le 28 décembre à la matérnité à 8h15, à 10h on me met en salle de travail avec monotoring et tout le tralala qui va avec. Je veux qu’on me perce directement la poche des eaux mais le medecin me dit que c’est mieux d’y aller en douceur et me donne une pillule pour activer les contractions et mettre le col en place.
A 18h toujours à prendre ces pilules, mon col est au même point et je n’ai aucune contraction.
19h ils me mettent sous perfusion... et à 22h ils remarquent que cela ne fait pas d’effet non plus, alors ils décident de me percer la poche.
Après le 5ieme essai, la membrane de la poche se perce et je perds les eaux.
1 heure après je commence à ressentir les contractions, je ne veux pas de péridurale, mais j’ai entendu parler d’un anti-douleur assez puissant mais qui n’est pas anesthésiant comme la péridurale. On me fait alors une pique dans les fesse de ce produit. Ca va un peu mieux même si je sens tout, toute façon c’est ce que je voulais.

A 3h32, le 29 décembre 2005, je fais la dernière poussée et j’entends un "Ouin !!!" dans les bras de Gaël, c’est lui qui a sorti notre enfant !

Je ne suis pas déchirée ni épisiotomée mais griffée à l’intérieur du vagin à cause des ongles du bébé.

Après qu’on ait fait les premiers soins et moi recousue un peu, Gaël me pose mon bébé sur moi, et la sage-femme me demande comment on va l’appeler.
Est-ce une fille ou un garçon ?
Un garçon alors nous allons l’appeller Gwendal !

Gwendal, un prénom breton, rare et beau alors qu’en première impression j’avais trouvé ça moche

Il fait 4k100 et 51 cm et c’est un bébé manifique !

Notre famille à trois est formée. Gaël et moi retombons amoureux... Pour 6 mois...

Au mois de Juillet 2006, Gaël fait quelque chose qui fera qu’une cassure se formera toujours entre nous, mais nous essayons de continuer a être une famille pour Gwendal. Mais il faut s’y résoudre, nous ne somme plus fait pour être ensemble... malgré notre fils.

le 5 décembre 2006 Gaël prend la décision de me quitter.
Maintenant tout se passe bien. Il voit son fils régulièrement, 1 week end sur 2, la moitié des vacances, et nous sommes tous les 3 bien plus heureux comme cela, et pour ma part, j’ai rencontré quelqu’un avec qui je suis bien. Même si ce n’est que le début.

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